I · Arvorig
La lande, les falaises, la brume basse
La côte de l’ouest. Des villages de granit et de chaume tenus contre la mer, et les veilleurs qu’on appelle diwallerien.
Monts d’Arrée · Florian Lécuyer · CC BY-SA 4.0
Tome I · La Brume et le Sang
Une brume qui efface ce qu’elle recouvre. Sept feux, et un prix pour les rallumer.
Fantasy bretonne. Sept civilisations, une seule magie. Elle se paie de la vue.
Fond : mer de nuages, Stéphane Lesbats, Ifremer · CC BY 4.0 — couverture provisoire, photographie Maarten · Unsplash
Le roman
Aucun gladiateur ne survit aussi longtemps. Riwallon n’a jamais cherché à savoir pourquoi.
Il combat pour un homme qui se dit son maître depuis l’enfance. De ce qu’il y avait avant, il ne lui reste que trois mots. Il sait ce qu’ils disent. Pas ce qu’ils sont. Ce matin, une chose en lui s’est éveillée plus fort que d’habitude.
À l’ouest, sur les côtes de son enfance, une brume avance. Lente. Constante. Elle efface les noms, puis les souvenirs, puis la pensée, et ne laisse derrière elle que des êtres qui ne savent plus pourquoi ils respirent.
Des feux anciens tenaient le monde contre elle. Il n’en reste que des braises.
Ce qui s’est éveillé en lui peut tenir la brume. À quel prix ?
Un mot d’Arvorig
Un mot du lexique, choisi par le jour. Les douze autres sont dans l’univers.
Tour-Tan
arvorig · tour « tour » + tan « feu »
Les sept feux sacrés du monde, un par civilisation. Ensemble, ils tenaient la Morc’hwez en lisière des terres ; aucun ne ressemble à un autre.
Morc’hwez
arvorig · mor « mer » + c’hwez « souffle »
Brume qui prend la terre et les vivants qu’elle rencontre, en trois phases : le brouillard, la dissolution, l’obscur. Les Tour-Tan sont le seul rempart connu.
Diwaller
arvorig · « gardien, protecteur »
Nom donné en Arvorig au veilleur qu’un Tour-Tan a reconnu. Pluriel : diwallerien.
La Lecture
français · longtemps, le don n’a pas de nom du tout
Don des veilleurs : la perception directe des lignes du monde et de l’état des feux. Elle ne se contrôle pas, elle s’apprivoise, et se manifeste d’abord par des absences.
Le Souffle
français · ce que presque tous ressentent, sans savoir
Présence instinctive de la clarté, répandue chez les Arvoriz. Elle ne se commande pas ; elle aide seulement à tenir un peu plus longtemps quand la brume passe.
Sklêrijenn
arvorig · « clarté, lumière »
Force cosmique lumineuse — pas le Bien, la clarté du monde. Les veilleurs la canalisent sans jamais en être les maîtres.
Toull-Doun
arvorig · toull « trou » + doun « profond »
Le Tour-Tan d’Arvorig, submergé sur un récif au pied de la falaise de Beg ar Groac’h. Le premier des sept que la brume ait atteint.
Kalon-Tan
arvorig · kalon « cœur » + tan « feu »
Le cœur vivant d’un Tour-Tan : ce qui reconnaît, ou ne reconnaît pas, celui qui vient jusqu’à lui.
Dourganez
arvorig · « êtres des eaux, les noyés »
Ce que deviennent ceux que la brume a gardés. Ils marchent, ils cherchent, ils répètent des gestes dont le sens est parti. Pas des monstres : des gens qui ne se souviennent plus d’avoir été des gens.
Arvorig
arvorig · ar « devant » + mor « mer »
« Le pays devant la mer. » La côte à l’extrême ouest du monde connu, et sa langue. Le peuple : les Arvoriz.
Gwerz
arvorig · « chant narratif, complainte »
Chant transmis de bouche à oreille. Les gwerz portent les généalogies, les routes, les naufrages et les villages effacés.
Mor Bras
arvorig · mor « mer » + bras « grand »
La grande mer de l’ouest, celle qui borde l’Arvorig et par laquelle vient la brume. Personne, en Arvorig, n’en connaît l’autre rive.
Mab. Tan. Gwir.
arvorig · « fils. feu. vérité. »
Trois mots qu’en Arvorig un père transmet à son fils. Ce qu’on est. Ce qu’on porte. Comment on le porte. Riwallon les répète depuis l’enfance sans en connaître le sens.
L’univers
Sept feux sacrés, un par peuple, tenaient la brume en lisière des terres. Affaiblis depuis des générations. Seul un veilleur que le feu reconnaît peut en rallumer un.
I · Arvorig
La côte de l’ouest. Des villages de granit et de chaume tenus contre la mer, et les veilleurs qu’on appelle diwallerien.
Monts d’Arrée · Florian Lécuyer · CC BY-SA 4.0
II · Aureum
L’Hégémonie, ses gradins et son sable. Quinze ans de la vie de Riwallon, et le seul monde qu’il connaisse.
Jean-Léon Gérôme, Ave Caesar, 1859 · domaine public
Les Tour-Tan
Toull-Doun, Testimonium Mentis, Al-Qamar, Donkili, Jī-Yán, Kagerō, Nahui Ollin. Il n’en reste que des braises.
Dolmen de Poulnabrone · MickC1958 · CC BY-SA 4.0

La carte du monde
La carte est confiée à un cartographe et paraîtra gravée à la main. En attendant, l’univers en dresse les repères.
Voir les repèresImage d’attente : carte marine anonyme, Italie, XVe siècle · domaine public
L’auteur
J’ai grandi à Plourin-lès-Morlaix, un village de champs et de fermes, la mer à vingt minutes. Des professeurs d’histoire et de géographie ont fait le reste : depuis, une carte est une liste de questions.
Lire la suitePoursuivre la route
Quinze ans dans l’arène. Puis une brume, à l’ouest.

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La date de sortie, la carte gravée en avant-première, et ce qui ne passe pas sur les réseaux. Quelques lettres par an, pas plus.
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